11 Juin 2026
On l’a vu ailleurs, la sociologie des Périgourdins n’est pas la même suivant les villes et zones côtières qu’ils fréquentent. A propos de la proximité de la métropole bordelaise grâce à l’autoroute, et au président du syndicat patronal le Medef qui se plaignait de ne pas voir assez de travaux routiers, le président du Grand Périgueux Jacques Auzou rétorqua que l’A 89 était quand même bien commode pour (lui ?) permettre d’aller au « Fêêêrret », le cap week-end de quelques fortunes locales (Sud-Ouest 24/1/2026) .
Traditionnellement, le bassin d’Arcachon, développé avec la bourgeoisie parisienne sous Napoléon III a été ensuite investi par les proches bordelais, puis les petits bourgeois, moins fortunés du Périgord. Avec des facilités de transport qui furent progressivement le train, la route et l’atoroute.
Dans le micro-milieu périgourdin comme chez les autres, on trouve des territoires marqués par la sociologie. Aux plus aisés et traditionalistes , qui sont sur le bassin, la ville d’Arcachon, puis à l’époque moderne, le Cap Ferret.
Sur l’Océan, Soulac fut une ville investie par les cheminots périgourdins, entre terrains SNCF et train gratuit, et où les cabanons devinrent villas de famille.
D’autres se dispersèrent en des lieux qu’ils avaient découvert en colonies de vacances, comme l’île d’Oléron, St Georges de Didonne. Paulette Labatut, ancienne enseignante et élue périgourdine gaulliste résida quant à elle sur la recherchée encore île de Ré.
A la fin du siècle dernier, la résidence secondaire maritime du patron départemental du Parti communiste Roger Gorse était à Soulac, station à la réputation plus prolo, qui fut colonisée par la SNCF et les cheminots.
Entre les deux, au Bassin d’Arcachon on croise à la même époque, du même bord, le professeur Xavier Darcos, maire de Périgueux qui recevait sur son bateau, et continua, après avoir été battu aux élections municipales et avoir quitté la Dordogne, se partageant entre Paris, comme membre de l’académie française, et son pied-à-terre sur le bassin. Mais pas le grand leader gaulliste Yves Guéna qui est d’origine… bretonne (voir Bretagne dans notre page des Périgourdins de la mer par région)
Plus dramatique est l’histoire d’un des ses anciens adjoints, l’avocat de Marsaneix Philippe Cornet 1963-2013 ), qui fut un temps pressenti comme maire de Périgueux et menait grand train sur la côte. Le bateau où il recevait des happy few n’était que la partie émergée d’un iceberg de dettes, et d’une situation financière et personnelle impossibles, qui l’acculèrent au suicide.
Avec le passage au XXIè siècle, les autoroutes, la ruée de tous les français vers les plages l’été, les choses changent encore , avec les prix de l’immobilier qui montent en flèche. On retrouve ainsi sur nos bords de mer de proximité des Périgourdins propriétaires de maisons soit parce qu’ils les ont reçues de leurs ascendants, et d’autres parce qu’ils ont des revenus confortables. Les y rejoignent régulièrement ceux qui n’ont rien là bas mais sont des habitués du camping ou des locations, et on s’y retrouve souvent, pour faire la fête, toutes classes confondues parfois, entre gens de la Dordogne.
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Pour Roger Gorse, chef du PCF Dordogne, ce fut Soulac .
Pour Xavier Darcos, ancien maire de Périgueux et ancien ministre de Sarkozy, c'est Arcachon.
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Mais Roger Gorse le communiste et Yves Guéna le gaulliste breton unis par la Résistance et la mer...